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8 impasse des acacias - 58160 SAUVIGNY-LES-BOIS - 06 11 85 28 64 - yl@terredhumus.fr


Terre d'Humus

* 26Avr10 : Verger naturel PDF Imprimer Envoyer

 

Dans cet article, je vous fais partager le fruit de mes recherches bibliographiques (Marc Bonfils et Krichkovitch, principalement) et expérimentales pour un verger naturel. Fruit aussi de mes échanges avec des agriculteurs, arboriculteurs, croqueurs de pommes...

La référence Marc Bonfils, pour ceux qui veulent aller aux sources : http://www.ibiblio.org/ecolandtech/souscayrous/MarcBonfils-AgriculturalResearch/

Le titre du livre de Krichkovitch : Arboriculture fruitière biologique, 1974. Je n'ai pas la maison d'édition, l'exemplaire en ma possession est une copie.

Voici ma définition du verger naturel : un verger où, à part la récolte, l'intervention de l'homme est réduite au minimum : quelques très légères opérations de taille, éclaircissage des fruits si besoin, et surtout l'aménagement pour l'accueil de la faune et de la flore auxiliaire. Une attention particulière aussi est portée sur les apports en matière organique (BRF, foin, ...)

Tous les traitements sont proscrits par principe, même ceux homologués en bio (cuivre et soufre pour les fongicides, pyrèthre, spinosad, virus de la granulose, ... pour les insecticides).

J'insiste : ce verger naturel idéal n'en est qu'au stade de la recherche et de l'expérimentation. Quelques arbres seulement sont sujets de mes essais et observations. Pour l'instant donc, rien d'éprouvé.

Je profite de l'occasion pour passer une petite annonce locale : je recherche dans la Nièvre dans la zone Nord Est de Nevers (secteur Amognes, Bazois, ...) un terrain de quelques hectares (3 à 10) pour faire passer les expérimentations à une échelle plus importante ...

Revenons à nos arbres. Cet article se décompose en deux parties :

* une partie journal, où j'expose la vie intime de mes plantes fruitières (2 pommiers, 1 poirier, 1 pêcher, 1 abricotier, 4 pieds de vigne).

* une partie fondamentale, qui rassemble le maximum d'éléments pour concevoir et entretenir un verger naturel : préparation du sol, choix des porte-greffes et variétés, plantation, soins à l'arbre les premières années, soins et entretien du sol, prévention des maladies cryptogamiques (champignons comme la tavelure, l'oïdium, ..) et des dégâts de ravageurs (carpocapse, ...), prévention de l'alternance. Le menu est très copieux, c'est un travail de longue longue haleine. Cette partie fondamentale va se construire au fil du temps et au gré des connaissances théoriques et surtout pratiques en provenance des arboriculteurs professionnels et amateurs.

 

Bonne lecture ! Et soyez par avance remercié de vos contributions : si vous avez des expériences, remarques, objections ou suggestions, merci de me contacter par mail ou par téléphone. (Adresse en haut sous les photos).

 

 

Partie I : Le journal du mini verger

* 17 juillet 2010

Pommiers : 2 variétés : 1 Cox's Orange et 1 "rouge américaine non identifiée" : le carpocapse, ce fléau, est toujours présent et constitue le problème N°1 : 80 à 90% des fruits sont touchés ! Pour le reste, présence très faible de pucerons, non gênante, un peu de tavelure, mais limitée. Non, vraiment, le seul souci, c'est le carpo. C'est décidé, j'installe des nichoirs à chauve-souris et à mésanges. On verra les résultats l'an prochain. J'avais toujours dans l'objectif de réduire la pression carpo semé et planté au printemps des plantes réputées pour favoriser la présence d'auxiliaires :phacélie (carabes), alysse (trichogrammes), achillée mille feuilles, trèfle incarnat, marguerite, sarrasin, moutarde, je sèmerai prochainement chou de bruxelles, à la floraison longue, panais potager et sauvage (Itoplectis conquisitor), mélilot blanc (Itoplectis conquisitor). Ce coktail végétal n'a pas suffi cette année d'installation ... à suivre

bacteriose-3.jpgAbricotier, variété Bergeron, 5 ans : bientôt la récolte, encore quelques jours. L'abricotier souffre de bactériose pour la 2° année consécutive et la récolte s'en ressent. Elle est en baisse par rapport à l'an dernier, année des premiers fruits. Cette année, le Bergeron, nous offrira douze gros fruits, qui l'an dernier étaient merveilleusement parfumés.
Au vu du développement de la maladie, j'envisage un badigeon d'argile à l'automne. Quelques noyaux de la récolte seront semés au pied de l'abricotier, en cas de mort de leur géniteur.

 

bacteriose-1.jpgPour plus de détails sur cette maladie, voir en partie II chapitre 13 L'abricotier .

Ci-contre, photo d'un des symptômes de la bactériose, l'écoulement de gomme de type pâteux.

 

 

 

 

 

 

 

Partie II : Concevoir et entretenir un verger naturel

0. Avertissement

Toutes les idées présentées ici n'ont pas été validées. Elles sont cependant basées sur des expériences de professionnels ou d'amateur. A chacun de prendre celles qui l'intéressent et de les soumettre à la réalité du terrain.

1. Les principes du verger naturel

Mon approche du verger naturel est la suivante :

La santé des arbres et des fruits est basée sur quatre piliers : d'abord sur sur un sol sain et fertile, d'autre part sur le bon choix du végétal, ensuite sur une diversité maximale d'espèces et de variétés fruitières, mais aussi non fruitières (légumes, grandes cultures, arbres pour bois d'oeuvre ou pour BRF, parcours pour poules, ...) et enfin sur la construction d'un écosystème diversifié et stable.

Le choix est fait de n'effectuer aucun traitement contre les insectes, les maladies cryptogamiques, maladies bactériennes ou virales, et autres menaces des fruitiers. Les traitements, même bio, même à base de plantes, sont proscrits. Les raisons de ce choix sont multiples : premièrement, pour une raison de temps; deuxièmement, pour une raison de coût, les pulvérisations requièrent en effet du matériel; troisièmement parce que la plupart des traitements bio ont des inconvénients, le cuivre par exemple largement utilisé présente une toxicité avérée pour la vie du sol. Enfin, les interventions règlent le symptôme et non la cause.


Le verger devra réclamer le moins de temps possible. Toute intervention humaine étant source de déséquilibre (la pulvérisation avec tracteur compacte le sol et probablement qu'en même temps que les ravageurs visés par la pulvérisation sont également touchés les auxiliaires régulateurs de ces ravageurs : araignées, ....) , limiter l'action revient à favoriser l'atteinte d'un équilibre naturel, source de santé des arbres.
Une des hypothèses de travail est que si les ravageurs sont présents, c'est qu'il y a un manque d'auxiliaires régulateurs, le travail du jardinier est donc de proposer gîte et couvert diversifiés pour favoiser leur présence.

 

1b. Les défenses naturelles de l'arbre


Il m'apparaît aujourd'hui (en 2012) comme une évidence que, une des causes majeurs des attaques par les maladies et ravageurs sur nos fruitiers est le manque de capacité de l'arbre à se défendre.
À cela deux raisons possibles : la première est celle de l'arbre lui-même. Soit qu'il est placé dans un milieu qui ne lui convient pas, loin de sa région originelle par exemple. Il n'est donc pas (encore) adapté au terrain où il a été planté.
Autre cause possible de la faiblesse de l'arbre : son patrimoine génétique.
Les arbres ont été sélectionnés au fil des millénaires et des siècles pour leur fruit. Par exemple, il existe de fortes présomptions de penser que tous nos pommiers occidentaux proviennent d'une région du Kazakhstan, où poussent des forêts entières de pommiers majestueux aux fruits gros et délicieux. Les ours friands de pommes auraient sélectionnés les fruits. Au fil des migrations humaines, le pommier Kazakh aurait gagné nos contrées occidentales, mais avec un patrimoine génétique appauvri, de sorte que notre pommier français, même de variété ancienne, est plus sensible aux maladies et ravageurs que son ancêtre oriental.
Source : documentaire sur malus siversii : http://krapooarboricole.wordpress.com/2011/11/05/aux-origines-de-la-pomme-ou-le-jardin-d’eden-retrouve/
Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Malus_sieversii

Un arbre malade serait donc un arbre :
* soit infirme, doté d'un patrimoine génétique incomplet, appauvri
* soit sain quand il est planté dans son milieu d'origine, mais malade hors de ses repères climatiques ou de sol.

Pour pallier ceci, pas d'autre voie que celle de la création de variétés nouvelles, basée sur des critères de résistance aux maladies et ravageurs en plus des critères habituels de productivité et de goût.
Notons que idéalement, chaque variété est potentiellement adaptées à un terroir. Il convient donc de créer ces variétés à l'échelle de chaque jardin, de chaque parcelle agricole. Un travail de longue haleine, de très très longue haleine...... à l'échelle du siècle. Ne perdons pas de temps, commençons aujourd'hui. Et repérons dans notre environnement proche les variétés rustiques (voir les croqueurs de pommes et lorgnons les arbres de chaque jardin rencontré !).

Deuxième point d'importance : le sol et sa richesse en humus.
Il ne viendrait à l'idée de personne de planter un arbre dans le béton.
Donc avant de planter un arbre, un an, deux ans, 3 ans avant, transformons le sol en un douillet berceau pour l'arbre.


Un arbre au patrimoine génétique adapté à l'endroit, semé sur place ou transplanté dans d'excellentes conditions, et dans un sol idéalement préparé, c'est 95% du travail.
Le reste (aménagement du verger, haies, bandes florales, ......) viendra compléter mais ne permettra pas de venir au secours d'un arbre infirme. Les ravageurs des cultures, mille observations l'indiquent, se jettent en priorité sur les plantes affaiblies. Un arbre affaibli ou infirme va requérir mille soins.

C'est aujourd'hui ma conviction.
Voir par exemple, la résistance naturelle des salades aux limaces observée dans mon jardin. Article : La salade qui narguait la limace

 

2. Le choix et l'orientation du terrain

Chaque espèce fruitière a ses préférences quant à la nature du sol et à son orientation. Détails à venir ... []
De manière générale, un sol comprenant entre 20 et 40% d'argile conviendra.

 

3. Diversité au sein du verger

La diversité au sein du verger est  sans doute une des clés de sa santé. On aura par exemple intérêt à associer aux fruitiers des petits fruits, des légumes ou des céréales, afin de s'éloigner des inconvénients de la monoculture. En cas de cultures en lignes, on pourra essayer d'alterner les rangs de variétés ou d'espèces différentes. L'alternance au sein d'un même rang est sans doute l'idéal. L'alternance avec des rangs d'espèces forestières est aussi une piste : pour le chauffage, le BRF, ... voir l'agroforesterie.

 

4. Préparation du terrain

Mon intuition est que la santé du verger se jour principalement AVANT la plantation, un peu comme la santé d'un enfant est liée aux choix de vie de ses parents et de sa mère en particulier. Le sol est la mère de l'arbre, qui va le porter en son sein durant toute sa vie.

La préparation du terrain a pour objectif d'obtenir un sol riche en humus (6%), bien pourvu en azote et aéré sur une grande profondeur.

L'aération du sol et la création d'un stock d'azote

Sans que je puisse en donner des raisons objectives et basées sur l'expérience, la technique du sous-solage et l'emploi de tout procédé mécanique me déplaît. J'ai l'intuition que l'aération obtenue artificiellement sera vite résorbée. Je lui préfère donc une aération obtenue par la culture sur 1 ou plusieurs années de plantes à enracinement profond qui vont aérer le sol en profondeur et favoriser l'infiltration de l'eau. Quelles plantes ? À ce jour, voici celles que j'ai en tête : tournesol, luzerne, sainfoin, moutarde, navette. Mon intuition est qu'un mélange de plusieurs plantes est l'idéal, avec environ 50% de légumineuses pour enrichir le sol en azote.

La création d'un stock d'humus

Selon des données citées par Krichkovitch (1974), la rentabilité d'un verger est directement liée à son taux d'humus. Un triplement du taux d'humus permet de plus que doubler la rentabilité. Il faudrait être fou pour oublier ce point essentiel ! En fonction du stock d'humus initial, il peut être nécessaire d'apporter massivement soit un bon compost, soit des foins et pailles, soit des feuilles mortes, soit du BRF, soit tout autre apport végétal sain. Il semble toujours d'après Krichkovitch, que plus les apports sont variés, plus grande est la diversité des organismes présents, et meilleure est la santé de l'arbre.

Je me range derrière cette approche. Le choix se fera en fonction des opportunités de chacun. Personnellement, pour le verger professionnel de mes rêves, je pense effectuer un apport de BRF important dès la prise en main du terrain. Environ 3 à 4 cm de BRF seront épandus et incorporés sur 5 à 10 cm suivant la nature du sol. Le semis de plantes à racines profondes est effectué dans la foulée, éventuellement en deux étapes : une étape automnale avec un mélange de légumineuses, puis l'année suivante, le semis des plantes à racines profondes dont le bon développement est susceptible de souffrir de la faim d'azote que provoque des apports importants de BRF.

La diversité du repas des organismes du sol est assurée par le BRF qui favorise les organismes liés à la lignine, les champignons notamment, et par la présence d'un enherbement varié qui sera fauché sur l'entrerang pour apporter cellulose, sucres et azote.

5. Création des buttes

Il semble que selon plusieurs sources (Krichkovitch, J. Moreau), la plantation des arbres sur des buttes favorise la santé des arbres. Je n'ai pas en main de chiffres. Faute de données, je partirais sur une hauteur de 50 cm et sur une largeur de 3m. La création des buttes a lieu dès la prise en main du terrain : c'est la première opération à réaliser.

 

6. Aménagement général

Des haies seront plantées autour du verger. Le service attendu est la protection contre les vents violents, le maintien d'une température plus stable (gain de 1 à 2°C au printemps), et l'hébergement, gîte et couvert, de la faune auxiliaire : oiseaux gourmands de chenilles et de larves d'insectes, ainsi que toute la cohorte connue et inconnue des insectes auxilaires. Je pars sur l'idée que chaque hectare est ceinturé de haies. Il est également envisageable d'avoir en situation centrale un bosquet ou mini-bois d'arbres spontanés. Autre possibilité : planter une double rangée d'arbres qui seront coupés alternativement. Ces arbres intégrés au verger fourniront gîte et couvert aux auxiliaires pendant leur vie et du BRF qui sera apporté annuellement en paillage, en très fine épaisseur 0,25 à 0,5 cm, comme repas pour les animaux du sol.

Il est souhaitable également de prévoir une mare ou petit point d'eau pour abreuver la faune présente et enrichir encore le nombre d'espèces présentes.

Apporter deux ruches de 20 000 abeilles à l'hectare dès que possible, pour la formation de colonies qui vont s'adapter.
Des nichoirs à mésange (10 à 20 à l'hectare) faciliteront l'installation de ces alliés ailés.
Favoriser la présence de chauve-souris, qui éclairciront les rangs des carpocapses.
Voir beaucoup d'informations sur les nichoirs sur le site : http://nichoirs.net/

 

7. Haies, arbustes, enherbement, bandes florales, zones sauvages

7a. Les bandes florales et la flore d'intérêt fruitier

Ce paragraphe traite des plantes dont la présence est favorisée en raison de leur rôle positif sur les auxiliaires.
Les plantes sont classées en fonction de leur rôle sur les indésirables du verger.

7a1. Carpocapse

Panais sauvage :

Ces tiges sèches hébergent pendant l'hiver le diptère Elodia Tragica (de la famille des mouches tachinaires qui pondent leurs oeufs dans les chenilles de lépidoptères et autres).
Elodia Tragica pond ses oeufs dans le corps de la chenille de carpocapse.
Source : http://www.itab.asso.fr/downloads/actes/actes_jt_viti_05_beaune.pdf
Le panais sauvage héberge également les larves de carpocapse. Finalement Elodia Tragica suit-elle à la trace le carpocapse, panais sauvage ou pas ? A noter que les tiges sèches de panais sauvages hébergent également d'autres insectes utiles de la famille des Ichneumonidés.
Enfin un autre intérêt à mes yeux du panais sauvage réside dans son enracinement profond, qui contribue à l'aération du sol.
Dernière remarque à propos du panais sauvage : à la floraison, son parfum rappelle celui, peu agréable, des toilettes publiques ......

Autres plantes : carotte sauvage, souci, menthe, fenouil, achillée millefeuille, trèfle, coronille, pimprenelle, lin vivace

Ces plantes hébergent des insectes auxiliaires de différentes familles ainsi que des araignées prédatrices des ravageurs.
[...]



Essences possibles : à compléter []
Essences à éviter : aubépine, car c'est un arbre hôte du feu bactérien.
Les haies ne devront pas gêner la circulation de l'air, notamment en bas de pente pour permettre l'écoulement de l'air froid et limiter les dégâts du gel.

8. Préparation de la plantation

La préparation idéale me paraît être la suivante : le printemps précédent la plantation, fin avril-début mai, l'espace entre les rangs est fauché, et le produit de la fauche est déposé sur le futur rang ou localisé sur des carrés 3m x 3m. Deux mois avant la plantation, sur une largeur de 3m sur le rang, ou sur une surface de 3m x 3m, l'enherbement est détruit par scalpage sur 5 cm d'épaisseur maximum. Le feuillage est laissé sur place. Un paillage vient empêcher les repousses de vivaces. Un mois avant la plantation, les vivaces les plus vigoureuses sont à nouveau détruites. Deux semaines avant la plantation, un mélange de plantes compagnes (voir le chapitre plantes compagnes) est semé sur la ligne de plantation. Puis l'arbre est planté dans une terre ameublie, sans apport de compost, sans ouverture préalable du trou de plantation.

Une autre solution envisagée est d'utiliser un rouleau pour écraser l'enherbement du rang au lieu de le détruire. Mais je ne sais pas quelle est  la meilleure solution, notamment si cela permet une plantation dans de bonnes conditions.

9. Le matériel végétal

Plusieurs possibilités : le classique porte-greffe / greffon, mais aussi arbres sur propres racines. Et enfin le semis en place suivi ou non d'un greffafe

 

9a. Les arbres sur propres racines

Deux références à ma connaissance : le groupe MAFCOT (France) et Hugh HERMIN (Angleterre), mais il y en a surement d'autres.

Groupe MAFCOT : une recherche web permet d'accéder au supplément au N°247 de la revue "Réussir Fruites et Légumes".
Référence pour
Hugh HERMIN : http://pascal86.permacultureweb.fr/spip.php?article86

D'après la réf2, les arbres poussant sur leur propres racines (sans greffe donc) présentent les caractéristiques suivantes ;

- les variétés gardent leurs propres caractéristiques par rapport aux maladies mais ses pommiers étaient en meilleure santé en général.
- le développement des fruits a démontré :
leur goût succulent,  leur meilleure conservation,  une très bonne taille pour la variété ,  une meilleure qualité du fruit en général ,  une meilleure pollinisation, si les moyens (abeilles etc) sont là,  que les pommes contiennent plus de pépins ce qui indique une meilleure fertilité,  de fortes indications que l’auto-fertilité est augmentée.

 

10. Comment obtenir un porte-greffe sain ?

A venir []

11. Le choix des espèces et des variétés

A venir []

11. Menaces au verger

Outre les maladies spécifique à chaque espèce, plusieurs menaces planent sur les arbres.

[] partie en cours d'écriture

La grêle : ce phénomène est totalement imprévisible. Dans mon approche, la réponse c'est la pluri-activité pour réduire l'impact d'une année sans récolte. Des parcelles situées à des endroits différents permettent également de répartir les risques.
Le gel : la réponse se situe dans le choix des espèces, des variétés, la localisation (éviter les fonds gélifs), une situation en coteau est idéale. Si malgré ces mesures préventives, le gel survient, comme pour la grêle, la réponse dans mon système est la pluri-activité.

Les campagnols : pour ses inconvénients (risque de blesser les arbres, temps,coût de mécanisation, ...) le travail du sol souvent employé n'est pas retenu. J'espère pouvoir créer de bonnes conditions d'accueil de leurs prédateurs (renard, rapaces diurnes et nocturnes).

[]

 

12. Le pommier : maladies et ravageurs du pommier - Moyens de prévention

[] Attention !!! Cette partie (Maladies et ravageurs ) capitale est en cours d'écriture. Il m'a semblé intéressant de la publier, même dans son état provisoire, pour ceux qui sont intéressés et qui, comme moi, se trouvent dépourvus devant le peu d'informations à la fois synthétiques et détaillées disponibles...

12a. Le carpocapse

 

Le cyle du carpocapse : le carpocapse, papillon ennemi public N°1 de l'arboriculteur, passe l'hiver sous forme de pupe (ou nymphe ou chrysalide) dans le sol ou dans les anfractuosités du tronc. L'adulte émerge au printemps, entre fin avril et fin mai, suivant les années et les régions. La femelle dépose 50 à 100 oeufs dans les arbres, sur les feuilles, les rameaux ou les fruits. Une fois sortie de l'oeuf, la larve (chenille ou ver) va se diriger vers une jeune pomme afin d'y pénétrer. C'est sous cette forme que nous connaissons bien le carpocapse, sous l'allure d'un ver rosâtre de 1 à 2 cm de long, lorsque nous découvrons une pomme gâtée. Après quelques semaines, la larve peut à nouveau se nymphoser pour une deuxième génération de papillon. Une 3° génération est possible dans le sud de la France suite au dérèglement climatique contre deux générations auparavant.

 

Dans l'approche naturelle qui m'intéresse, l'arboriculteur n'intervient pas. Il favorise la présence des prédateurs naturels du ravageur. Il faut donc compter sur ceux qui vont s'intéresser au papillon à chacun de ses stades de développement
L'hypothèse est la suivante : s'il y a trop de carpocapse, c'est qu'il n'y a pas assez d'auxiliaires.
Il y a deux types d'auxiliaires : les généralistes, pour qui le carpocapse est une proie parmi d'autres, et les spécialisés, pour qui notre ennemi public N°1 est la seule proi, ou du moins une des favorites.
L'inconvénient des auxiliaires spécialisés est que leur survie dépend de la présence d'un minimum de population de carpocapse. Il ne faut donc pas trop compter sur eux pour maintenir à un niveau bas le papillon. Mais il serait dommage de se passer de leurs services gratuits comme agent de régulation apparemment secondaire.

L'effort principal sera donc porté vers les auxiliaires généralistes, pour lesquels il faudra veiller à garantir gîtes et proies en abondance.

Dans l'état actuel de mes recherches bibliographiques, la liste des prédateurs naturels repertoriés est la suivante : poules (!), chauve-souris, oiseaux (pics, mésanges, moineaux, sitelle torchepot, grimpereau, rouge-queue) araignées, carabes, insectes parasitoïdes ( Itoplectis Conquisitor, Trichogrammes (utilisés en lutte biologique au Canada), Ascogaster quadridentata, Trichomma enecator (Suisse) , Pristomerus vulnerator, Perilampus tristi), champignons entomopathogènes (beauveria bassiana), nématode entomopathogène Steinernema carpocapsae (utilisé en lutte biologique), bacille (Bacillus Thurigiensis, utilisé largement en AB) et virus de la granulose (beaucoup utilisé aussi en lutte biologique)

Détaillons tout cela.

[] partie en cours d'écriture

 

Les chauve-souris

A tout seigneur, tout honneur. Les chauve-souris, seuls mammifères ailés, sont de discrets, mais très efficaces régulateurs des populations de carpocapse. Chacune de ces adorables petites bêtes, exclusivement insectivores, et parmi elles, la pipistrelle, la plus répandue des chauve-souris, nous débarrassent chaque nuit de près de 500 à 3000 insectes, dont notre détesté papillon, mais aussi d'autres insectes aux habitudes désagréables (moustiques, tipules, ...), et hélas d'autres insectes auxiliaires. Mais le bilan est très globalement positif, et la chauve-souris est sans doute le premier auxiliaire à favoriser au verger.
La présence de la chauve-sourises est favorisée par l'existence de gîte approprié. Elle recherche les cavités naturelles, grottes et arbres creux, ainsi que les greniers, églises, volets en bois. Quand l'endroit lui plaît, elle peut fonder des colonies importantes, comme sous des ponts. Des nichoirs artificiels existent quand les sites naturels manquent. Un bon nichoir est habité dans les deux années qui suivent sa pose.

 

Les mésanges bleues et charbonnières
La mésange charbonnière est donnée comme la principale dévoreuse de larves de carpocapse. La mésange bleue arrive en 2° position. La charbonnière effectue au moment de la nichée jusqu'à 900 parties de chasse par jour et stocke 14 Kg d'insectes pour l'hiver. En hiver, la mésange débusque les larves de carpocapse qui ont tissé à l'automne un cocon dans l’écorce de l’arbre ou dans le sol. Certaines études ont démontré que sur un arbre, le taux de capture pouvait dépasser les 90 % !  Une étude réalisée en Nouvelle-Ecosse, au Canada, a démontré que le pic mineur et le pic chevelu mangent environ la moitié des larves hivernantes du carpocapse.
Les mésanges nichent dans les arbres creux. Comme pour les chauve-souris, les nichoirs fabriqués par l'homme sont utiles, voire indispensables quand les habitats naturels font défaut. Les nichoirs sont habités 8 fois sur 10, car ils sont conçus pour répondre à toutes les exigences de ces mignonnes.

 

Autres oiseaux

Pic épeiche, pic vert, sittelle torchepot, gobe mouche, moineaux : ces alliés ailés tombent également sur le colbac du carpo.

Oiseaux et chauve souris sont des prédateurs généralistes.

 

Les auxiliaires parasitoïdes

Pimpla turionellae (Ichneumonidae)

pimpla-turionellae-lindsey.jpg

Description : Les femelles de Pimpla turionellae utilisent l’écholocation pour localiser leurs hôtes. Ces femelles frappent le substrat avec leurs antennes et utilisent la réverbération du signal pour détecter la présence de pupes cachées dans le substrat. La femelle pond dans la chrysalide se développe puis se nymphose et émerge le moment venu.
Image : Source
Auteur : James K. Lindsey, 2006, Ardennes Belges
autre image ICI
Cible : chrysalides
Plantes hôtes : haies, forêts d'épicéa, landes
Insectes hôtes : carpocapse, hyponomeure, ... et autres lépidoptères
Effet régulateur : Pimpla Turionnellae est avec Liotryphon caudatus le parasitoïde le plus efficace sur carpocapse. Avec les autres parasitoïdes des chrysalides, ils retirent de la circulation de 20 à 38% des chrysalides en verger non traité.

 

Liotryphon caudatus (Ichneumonidae)

Description : Les femelles de Pimpla turionellae utilisent l’écholocation pour localiser leurs hôtes. Ces femelles frappent le substrat avec leurs antennes et utilisent la réverbération du signal pour détecter la présence de pupes cachées dans le substrat. La femelle pond dans la chrysalide se développe puis se nymphose et émerge le moment venu.
Image : ICI
Cible : chrysalides
Plantes hôtes : haies, ...
Insectes hôtes : carpocapse et tordeuse (Tortricidae), comme la tordeuse orientale du pêcher, la tordeuse de l'oeillet, la pyrale de la vigne, le ver de la grappe (vigne), la tordeuse du chêne, la tordeuse des céréales, ...
Effet régulateur
: Avec Pimpla Turionnellae, c'est le parasitoïde le plus efficace sur carpocapse. Avec les autres parasitoïdes des chrysalides, ils retirent de la circulation de 20 à 38% des chrysalides en verger non traité.

Trichogramma minutum = trichogramme.


Description : il existe près de 200 espèces de trichogrammes, qui ont en commun d'être des parasitoïdes oophages. Le trichogramme est utilisé en lutte biologique par exemple contre la pyrale du maïs.
Image : ICI
Cible : oeuf.
Plantes hôtes : les plantes suivantes favorisent la présence des trichogrammes adultes, qui se nourrissent de miellat de pucerons et pollen en guise de nourriture protéique. : le trèfle, la moutarde sauvage, l'alysse maritime, le sarrasin ou des composées du type marguerite. (Source : http://eap.mcgill.ca/agrobio/ab330-01.htm)
Insectes hôtes : carpocapse et autres lépidoptères
Effet régulateur : cette mini guêpe est à peine visible à l'oeil nu, puisqu'elle mesure moins d'1 mm. Elle pond jusqu'à 3 oeufs dans l'oeuf du carpocapse. Il faut plus d'un million de guêpes par hectare pour avoir un effet régulateur partiel sur les populations de carpocapse, soit plus de 100 trichogrammes au m2 ! Favoriser la présence des trichogrammes par la culture de plantes hôtes est-elle vaine ? Je fais le pari que non, que si les "trichos" ne sont pas LA réponse, ils peuvent constituer UNE PARTIE de la réponse. Des études et essais inondatifs réalisés au Québec ont montré un effet partiel de régulation.


Ascogaster quadridentata (Hymenoptères, famille des Braconidae)

Description : Ascogaster quadridentata est un paraitoïde ovo-larvaire relativement spécifique du carpocapse. L'adulte émerge au printemps en même temps que le carpocapse adulte. Ascogaster pond ses oeufs dans les oeufs de carpocapse, dont l'évolution se poursuite jusqu'au troisième stade larvaire (il y en 5 chez le carpocapse).
Photo : ICI voir dans la page
Cible : oeuf.
Plantes hôtes : identique à celles des trichogrammes.
Insecte hôte : tordeuse orientale, carpocapse

 

Pristomerus vulnerator (Hymenoptères, famille des Ichneumonidae)

Description : parasite la chenille (larve)
La femelle adulte pond ses oeufs dans les jeunes larves juste après la pénétration dans le fruit (Revue suisse Vitc. Arboric. Hortic. Vol. 29(2): 99-106.Charmillot et al., 1997). Ce parasitoïde n'utiliserait le carpocapse comme hôte que de façon incidente et ne serait donc qu'un régulateur d'importance secondaire.
Source : http://www.ipmnet.org/CodlingMoth/biocontrol/natural/
Photo : ICI
Cible : larve
Plantes hôtes : pas d'information trouvée
Insecte hôte : carpocapse, pas d'autre information trouvée.

 

Itoplectis conquisitor.

Cible : larve.
Plantes hôtes : le mâle est très sélectif et n'est associé presque exclusivement qu'aux ombellifères (surtout panais sauvage, et dans une moindre mesure la carotte sauvage). La femelle de son côté se retrouve également sur les légumineuses et les caryophyllacées. Le mélilot blanc, la moutarde sauvage, le liseron des champs et l'asclépiade sont également des sources de nourriture pour cet insecte auxiliaire.

Source des infos : http://eap.mcgill.ca/agrobio/ab330-09.htm

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Source de l'image : Tom Murray.  http://www.pbase.com/tmurray74/bugs

 

 

 

 

 

 

Deux liens d'où je tire la plupart des infos ci-dessous :

http://eap.mcgill.ca/agrobio/ab330-09.htm
http://eap.mcgill.ca/agrobio/ab330-01.htm

Les plantes alliées :

* La capucine jouerait un rôle, mais je n'ai pas de référence sérieuse sur le sujet.
* Le panais sauvage
* L'alysse maritime, hôte du trichogramme
* La phacélie, qui favoriserait le carabe, dont l'adulte et les larves sont des prédateurs de limaces mais aussi de larves diverses, parmi lesquelles, on peut l'espérer, celle du carpocapse.

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12c. L'alternance

A venir [] Un article (GRAB) montre que la présence de luzerne au pied des pommiers réduit l'alternance. Cette constatation rejoint les idées de Marc Bonfils selon lequel l'alternance trouve sa source dans une déficience en nourriture azotée.

12d. Porte-greffes

A venir []

12e. Variétés

A venir []

 

13. Monographie abricotier : maladies, ravageurs et moyens de prévention

13a. La bactériose

L'essentiel des informations sur la bactériose sont issues d'un document intitulé la Bactériose de l'Abricotier, disponible sur le web.

Les symptômes : écoulements de gomme d'une belle couleur rousse foncée, de consistance pâteuse, plages de tissus nécrosés brun-rouge sentant fortement l’alcool que l'on découvre en pelant l'écorce, flétrissement et déssèchement des rameaux au printemps après floraison ou après les premières feuilles, apparition de chancres.

Connaître l'agent de la maladie : c'est une bactérie qui est responsable de la bactériose (le contraire nous aurait étonné), plus précisément 3 espèces du genre pseudomonas. Des informations détaillés sur deux de ces 3 espèces sont données sur Wikipedia ICI.
En résumé, la bactérie semble naturellement présente dans l'environnement naturel. Elle profiterait de plaies ou microlésions occasionnées à l'arbre (grêle, gel, taille) pour infecter les tissus. Son pouvoir glaciogène (c'est-à-dire de transformer l'eau en glace) est suspecté d'occasionner les dégâts à l'arbre.
Mauvaise nouvelle : la maladie est en expansion sur le marronnier, ce qui ne présage rien de bon pour l'abricotier.

Gravité : l'arbre peut dépérir en quelques années, ou s'accomoder de la présence de la contamination. Un marronnier infecté par la bactérie Pseudomonas meurt en 2 à 3 ans.

Prévenir la maladie

La prévention s'effectue à plusieurs niveaux :

* Le choix du porte-greffe et de la variété : les porte-greffe prunier sont plus sensibles que les porte-greffe abricotier, eux-mêmes plus sensibles que les pêchers. Le plus résistant est RUBIRA, porte-greffe pêcher.
Quant aux variétés, certaines variétés sont peu sensibles, d'autres le sont plus, comme mon Bergeron.
* La hauteur du greffage et la hauteur de départ des charpentières.
60 cm est le niveau minimum conseillé pour le point de greffage et le départ des charpentières.
* Éviter les situations gélives
* Les sols à forte humidité hivernale et bien oxygénés (à texture grossière) sont les plus pénalisants. Ainsi, une teneur élevée en eau du végétal au moment de l’arrivée du froid prédispose fortement l’expression de la maladie.
* pH du sol : les sols acides ou dépourvus de calcium aggravent les risques.
* Taille : éviter toute taille hivernale d'octobre à février. Pour les jeunes arbres, préférer la taille d'été.
* Badigeonnage : le badigeonnage a une action purement préventive et doit être réalisé au moins les 6 premières années avec le plus grand soin pour être vraiment efficace.

Traiter la maladie : bien que dans mon approche naturelle, je choisis de ne pas intervenir, le dépérissement de mon abricotier me pousse à essayer malgré tout le badigeon d'argile, qui à ma connaissance, ne présente pas d'inconvénients ni d'effet secondaire. Le badigeon du tronc et du départ des charpentières sur une longueur de 1m, positionné en septembre octobre est donné comme divisant le niveau de dégâts de moniliose par 2. Ce chiffre a été obtenu avec un badigeon à composition non précisée dans l'article. Suivant un document édité par le SERFEL, le SEFRA, le CTIFL, l'INRA, le SPV, Viniflhor et la chambre d'Agriculture Rhônes Alpes, un badigeon efficace contient du cuivre, de la peinture acrylique et de l'Arbopast. Cette composition contenant du cuivre, je ne la retiens pas. Je pense associer à l'argile des antibactériens issus de plantes, comme l'ail, le romarin, le laurier, le thym. Je creuserai la question d'ici septembre-octobre 2010, période prévue pour l'application du badigeon.

 

 

14. Informations sur les auxiliaires

14a. Hétéroptères

[] partie en cours d'écriture

Toutes les informations de cette partie sont issues de l'article suivant :

http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_04-05/05933.pdf

Les hétéroptères suivants ont été trouvés dans un verger naturel de pommiers du département des Yvelines en 1967/70.
Miridés : Miris striatus, Deraeocoris olivaceus, Deraeocoris lutescens, Charagochilus gyllenhali et Monosynnama nigritula
Anthocorides : Anthocoris nemorum et Orius mìnutus

Le régime alimentaire des anthocorides est composé de Collemboles, Thysanoptères, Psoques, Miridae, Pucerons,
Acariens, larves de Cécidomyies, petites larves de Lépidoptères. Orius minutus est signalé comme recherchant particulièrement les pucerons.

* Miris striatus : Espèce effectuant la totalité de son développement sur pommier. Elle est signalée sur chêne et noisetier. Se nourrit de chenilles de tordeuses.

* Deraeocoris olivaceus et Deraeocoris lutescens apparaissent comme des auxiliaires, (pucerons et chenilles), tandis que Charagochilus gyllenhali et Monosynnama nigritula semblent être phytopages.

Les photos de ces hétéroptères sont disponibles quand on les cherche sur la toile.[]

 

Partie III : Le verger, espèce par espèce


III-1 La vigne de table

Maladies :

Le mildiou :

 

L'oidium :

 

L'érinose :

Les symptômes sont sur les photos. Le responsable est un acarien nommé Colomerus Viti.
Les dégâts restent en général limités et on peu d'impact sur la récolte. De ce fait, l'érinose ne nécessite pas d'intervention.
La sensibilité est variable suivant les variétés.

Dans mon verger (4 variétés : Aladin, Perdin, Muscat de Hambourg et Chasselas doré), seul muscat de Hambourg est atteint en 2011, pour la 1° fois depuis 12 ans.