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Terre d'Humus

* 10dec09 : Biomax au jardin PDF Imprimer Envoyer

Voici l'évolution du mélange Biomax semé le 31 août au jardin sur 3 m2.

Espèces du mélange :

* légumineuses : lupin, gesse, vesce d'hiver, trèfle incarnat, féverole, fénugrec
* crucifères : moutarde, radis violet de Gournay (variété  potagère ... espoir de récolte)
* graminée : avoine
* et aussi : sarrasin, phacélie, lin

Le semis a été réalisé de la façon suivante : semis à la volée, enfouissement au croc léger (objectif 1 à 2 cm), tassement avec le dos du rateau pour un bon contact graine-sol, 1/2 cm de BRF précomposté, arrosage.

Voici toutes les photos.

graines-biomax.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mélange semé le 31 août.

 

levee-semis-biomax.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La levée 6 jours après. Notez la couverture complète du sol par 1/2 cm de BRF précomposté.

biomax-23sept09.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois semaines après semis : 23 septembre

biomax-slb-nov09.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biomax fin novembre : notez que la zone centrale est de loin la plus développée, et qu'elle correspond à une zone où mes premiers essais de BRF ont eu lieu il y a 2 ans (BRF peuplier 3 cm, épandu en novembre 2007 et incorporé en mai 2008)

 

Les observations de fin  novembre :

* le sarrazin a gelé en octobre : ç'est bien tombé, les premiers plants étaient en fleur. Le sarrazin se ressème bien, le gel a fait le travail de destruction.

* j'ai semé sur une petite surface (4m2) : le poids des petites graines (moutarde, phacélie) dans le mélange étant inférieur au gramme, et n'étant au moment du semis équipé que d'une balance au gramme près, le dosage des petites graines a été pifométrique. Et ça se voit : phacélie et moutarde sont largements dominantes.

* limaces : dans ce mélange, elles ont apprécié particulièrement, dans l'ordre de préférence décroissant : lupin, gesse, trèfle incarnat, sarrasin, avoine. Il ne reste que quelques survivants de lupin...

* moutarde : les premières fleurs sont apparues en novembre.

*  Mes impressions sur le choix des espèces. Catégorie 1: les plus vaillantes : sarrasin jusqu'au gel, féverole, moutarde, avoine, phacélie, radis, . Catégorie 2 : les méritantes, mais peuvent mieux faire : trèfle incarnat, vesce, gesse (les survivantes ont en décembre un beau développement après un départ qui paraissait poussif). Catégorie 3 : les discrètes ou les faiblardes : fenugrec, lin, lupin.

... je redis encore que ce mélange était très déséquilibré à cause d'une erreur de dosage.

Prochaine étape : les fortes gelées : moutarde et phacélie trépassent à -8°C...

 

Bilan au 4 avril 2010

État des lieux en surface au 4 avril

* lupin, lin, fénugrec ont fait pâle figure : pas assez compétitif face aux autres convives. Ils ne seront pas de la partie prochaine.

* Le sarrasin gèle à 0°C : il a été rayé de la carte en octobre : ç'est bien tombé, il commençait à fleurir. Si l'automne avait été doux, il aurait pu faire graine.Il est reconduit pour la prochaine fois.

* Moutarde et phacélie ont succombé aux gelées, à l'exception d'un pied de phacélie. On aperçoit sur la photo les cannes jaunes de moutarde séchées. La phacélie a été totalemnt décomposée.

* Vesce et féverole ont souffert, il ne reste que quelques pieds isolés. La vesce n'a qu'un faible développement jusque mars. La féverole en revanche s'est très bien défendue face à la moutarde.

* L'avoine a mieux résisté, mais n'est pas très développé.

* Le trèfle incarnat qui a survécu aux limaces n'a pris sa mesure que fin avril

* C'est le radis violet qui occupe l'essentiel de l'espace en ce début de printemps.

Bilan en surface : environ la moitié du sol est couvert, l'autre moitié serait à nu s'il n'y avait eu le BRF.

Autre observation : la véronique de Perse est présente, et quelques pieds isolés de géranium mou ou à feuilles rondes. Ces adventices sont des passagers clandestins, mais qui ont finalement joué le même rôle que les plantes semées : protection du sol, entretien de l'activité microbienne, solubilisation de la matière minérale, captation des minéraux libres, aération du sol.

État des lieux souterrain au 4 avril

La photo ci-dessous présente les systèmes racinaires des plantes encore présentes.

racinaire-biomax.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De gauche à droite : vesce féverole avoine radis moutarde phacélie ainsi que véronique de Perse et géranium. La ligne horizontale représente le niveau du sol (tige de cornouiller). La phacélie provient d'une autre planche semée plus tard début novembre.

Observations : moutarde et radis (crucifères) ont un système racinaire pivotant qui va profond, 20 cm pour la moutarde et 30 cm pour le radis. Le radis s'annonce comme champion pour fissurer le sol en profondeur et pour sortir l'eau dans le cas des sols humides (argileux).

Vesce et féverole présentent des nodosités, rouges quand on les perce, signe que l'usine à fabrication d'azote est active. Système racinaire intermédiaire en profondeur (15-20 cm), et moyennement fasciculé (racines latérales moyennement nombreuses).

La phacélie qui a la réputation d'avoir un système racinaire très fasciculé ne laisse apparaître qu'une racine pivotante. Est ce une question de variété ou de sol ? Chez moi en tout cas, elle n'est pas à la hauteur de sa réputation.

L'avoine a un système racinaire superficiel, mais très fasciculé sous forme d'un réseau dense de très fins cheveux.

Le géranium et la véronique de perse ont des systèmes racinaires semblables à l'avoine : fin chevelu dense et superficiel (10cm de profondeur). Ces deux-là font du bon boulot de structuration du sol et jouent finalement le même rôle que les engrais verts. Notamment le géranium a un chevelu très fourni. Mais cette espèce n'est pas destructible par fauchage. Il sera intéressant de voir dans quelle mesure elle peut être tolérée en regard du service qu'elle rend.

Le sol en dessous est "travaillé" aéré et émietté de manière merveilleuse.
Au final, la structure du sol est impeccable, peu de mauvaises herbes présentes.

 

Conclusions

Le mélange Biomax a tenu globalement ses promesses.

Le mélange a bien levé. La féverole semée en surface devra la prochaine fois être semée avant les autres en profondeur à 6 cm comme cela est préconisé.

Le mélange aura occupé en profondeur 3 étages et aéré le sol de manière parfaite. La structure est très belle.

La planche va être semée en petits pois... sans travail du sol, sauf sur la ligne de semis. Voir l'article à ce sujet ICI